
Florian Mayer n'a pas pesé bien lourd en finale du tournoi de Stockholm. L'allemand n'a résisté que huit jeux avant de laisser Roger Federer filer vers le 64e titre de sa carrière. Dominateur, le Suisse s'est imposé en une petite heure (6-3, 6-4) pour s'adjuger le 3e titre de sa saison, avant d'entamer un mois de novembre qui s'annonce chargé.
Roger Federer est un hôte de qualité. En plus de son habituelle courtoisie, le Suisse sait aussi, mieux que personne, contenter spectateurs et organisateurs. Quand il en a envie... Si certains pouvaient s'étonner de sa présence cette semaine au tournoi de Stockholm, le Bâlois, venu rendre visite à ses amis Jonas Bjorkman et Thomas Johansson, organisateurs, a répondu sur le court. Sa motivation, Federer l'a démontrée vendredi soir dans un quarts de finale accroché mais finalement remporté contre son ami Stanislas Wawrinka (2-6, 6-3, 6-2). Alors, après avoir écarté Ivan Ljubicic en demies samedi (7-6, 6-2), le n°2 mondial n'avait pas de raisons de ne pas régaler le public suédois, privé pour cette finale de son champion national, Robin Söderling.
La faute en incombait à Florian Mayer, invité surprise ce dimanche. L'Allemand, tombeur du n°5 mondial en quarts de finale, retrouvait Federer, quatre ans après une correction reçue à l'Open d'Australie (6-1, 6-4, 6-0). Autant dire que peu croyaient à un exploit du 47e joueur mondial. Pourtant, avec ses longs bras, Mayer est capable de poser des problèmes à de nombreux joueurs, par ses montées au filet. Pour peu qu'on lui laisse l'initiative. Federer aura ce tort pendant les premières minutes de la partie, pendant lesquelles il laissera l'Allemand dicter le jeu, et sauver sans trop de mal trois balles de break dès sa première mise en jeu. Ce n'est pas tout. Coupable de trois fautes grossières, deux en coup droit, une en revers, le Suisse ira jusqu'à offrir le break à un adversaire qui n'en demandait pas tant (3-4).
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